Confrérie de l'Arc en Main : Troupe d'animation historique autour du Grand Arc de guerre médiéval, de la fauconnerie et de la vie sociale des archers


L'art de la Fauconnerie

La troupe "La Confrérie de l’Arc en Main" présente l’archerie au Moyen-âge et à la Renaissance. Pendant toute la période médiévale, l’archerie et la fauconnerie ont été intimement liées soit dans l’éducation du chevalier soit dans la chasse elle-même. C’est donc naturellement que ces deux activités se rejoignent dans notre association.

Responsable technique fauconnerie :

Thierry MARGERIT

Histoire

Les relations entre l’animal et l’homme s’installent en fonction des services que le premier peut rendre au second ou des plaisirs qu’ils lui procurent. Il y a très longtemps qu’on a trouvé l’art d’exploiter la force et l’instinct de chasseur de diverses espèces de falconidés : Les premières traces faisant état de fauconnerie remontent en 689 av JC dans le centre de l’Asie.

Le fauconnier est parvenu par son intelligence, sa persévérance, sa connaissance des espèces, à utiliser à son profit les instincts de ces régulateurs : l’homme cherche à améliorer le  résultat de ses chasses en dressant des rapaces capables de frapper une proie avec autant de rapidité, et plus de précision que la flèche de son arc.

En France, jusqu’à l’abolition de la féodalité, les rois et les grands seigneurs entretiennent de grandes fauconneries. Celle-ci est une des principales dépendance du domaine et l’on juge très souvent la valeur d‘une terre seigneuriale par l’importance de son équipage de fauconniers : François Ier par exemple, fit construire une somptueuse fauconnerie de plus de 300 têtes, avec à sa tête un grand fauconnier, 100 fauconniers, nobles ou non.

Le duc de Bourgogne Philippe le Bon édita une loi contre le vol de faucons : toute personne prise en train de voler un faucon se faisait arracher la peau de la poitrine par l’oiseau qu’elle avait volé.

Les illustrations de nos livres d’histoire présentent souvent de preux chevaliers, accompagnés par de gentes dames coiffées d’un hennin et chevauchant leur haquenée, qui portaient sur le poing ganté un rapace, vraisemblablement un autour.

Ethique

Aujourd’hui, le développement des armes, le nombre croissant des agglomérations et l’étendue des terres cultivées rendent la pratique de la chasse au vol de plus en plus difficile. Malgré toutes ces difficultés, un petit groupe de passionnés s’efforce de maintenir vivant ce noble art.

Les fauconniers sont avant tout des ornithologues, l’art de la fauconnerie nécessite une parfaite connaissance et un total respect des espèces et de leur milieu. C’est grâce à l’ANFA (Association Nationale des Fauconniers et Autoursiers) que les rapaces ont été déclaré espèces protégées en 1972.

La fauconnerie est régie par des textes très rigoureux qui encadrent cette pratique. Les fauconniers dans le cadre de cette législation entretiennent un mode de chasse respectueux de l’environnement et des espèces, les rapaces sont des régulateurs ( des prédateurs), la fauconnerie par son mode de chasse participe à l’équilibre des espèces en utilisant ce rôle naturel du rapace. Le mode de vie de l’homme a modifié considérablement l’écosystème, les grands prédateurs ont presque tous disparus, le rôle de la chasse est de pallier cette absence.

Les fauconniers par leur connaissance et la maîtrise de leur art participent à l’entretien de cet équilibre naturel.

Les fauconniers sont dans ce sens des chasseurs, ils admirent et aiment ces prédateurs sauvages que sont les rapaces. Ils s’emploient à faire partager cette admiration et ce respect aux chasseurs à tir ainsi qu’à toute la population.

Les objectifs de l’ANFA se divisent en 3 axes principaux :

- Faire connaître l’art de la chasse au vol.

- Agir pour la protection des rapaces.

- Reproduction en captivité pour un moindre prélèvement en milieu naturel pour les fauconniers, et pour la repopulation du milieu naturel.

 

Technique

La fauconnerie est l’art de capturer, sans arme, avec la seule aide d’un oiseau de chasse au vol, un gibier sauvage. La fauconnerie ou l’autourserie ne connaît que la perfection ou l’échec, avec les conséquences dans le 2ème cas désastreuses pour l’oiseau. Le dressage ou affaitage commence dès le plus jeune âge du rapace. On l’habitue très tôt au contact des chiens, une harmonie et une parfaite symbiose doit s’établir entre le fauconnier, le chien, et l’oiseau, ce trio s’appelle un équipage de chasse au vol. Dès que les plumes du jeune autour ou faucon sont parfaitement allongées et sèches, commence le long travail du gant. Des heures de promenades dans la nature, faire connaître au rapace tous les bruits insolites, découvrir de nouveaux environnements sont ses premières ouvertures sur le monde. Vient ensuite le travail en longe : c’est le rappel du rapace à la voie et au sifflet, les distances de réclame sur le gant se faisant de plus en plus longues avec une petite récompense à chaque retour sur le gant. Après 4 semaines de travail répétitif, de préférence à la même heure, lorsque l’élève maîtrise bien sa technique, intervient la phase de l’introduction de l’oiseau libre dans la nature, avec toujours une petite inquiétude pour le fauconnier. La dernière phase consiste à lui lâcher du gibier vivant, que le chien recherche pour servir le faucon, et lorsque l’oiseau maîtrise bien sa technique, commence le travail final : capturer avec la complicité du chien et du maître un gibier sauvage dans la nature. Chaque oiseau, même né en élevage possède un potentiel génétique et héréditaire de prédateur, c’est pour cette raison qu’il n’y a pas de mauvais oiseau, seulement de mauvais fauconniers. C’est pour cette raison que l’ ANFA est très exigeante sur la sélection de ses nouveaux membres : la fauconnerie est un grand art au plus noble sens du terme : « Rien sans pennes » est notre devise.

Pour en savoir plus sur le grand duc

Enluminures

                                                                                                                                           

Mise à jour le 5 septembre 2007