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Histoire
 Les relations
entre l’animal et l’homme s’installent en fonction des services que le
premier peut rendre au second ou des plaisirs qu’ils lui procurent. Il y a très longtemps qu’on a trouvé l’art d’exploiter
la force et l’instinct de chasseur de diverses espèces de falconidés : Les
premières traces faisant état de fauconnerie remontent en 689 av JC dans le
centre de l’Asie.
Le fauconnier est parvenu par son intelligence, sa
persévérance, sa connaissance des espèces, à utiliser à son profit les
instincts de ces régulateurs : l’homme cherche à améliorer le résultat de
ses chasses en dressant des rapaces capables de frapper une proie avec
autant de rapidité, et plus de précision que la flèche de son arc.
 En
France, jusqu’à l’abolition de la féodalité, les rois et les grands
seigneurs entretiennent de grandes fauconneries. Celle-ci est une des
principales dépendance du domaine et l’on juge très souvent la valeur d‘une
terre seigneuriale par l’importance de son équipage de fauconniers :
François Ier par exemple, fit construire une somptueuse fauconnerie de plus
de 300 têtes, avec à sa tête un grand fauconnier, 100 fauconniers, nobles ou
non.
 Le duc de
Bourgogne Philippe le Bon édita une loi contre le vol de faucons : toute
personne prise en train de voler un faucon se faisait arracher la peau de la
poitrine par l’oiseau qu’elle avait volé.
Les illustrations de nos livres d’histoire présentent
souvent de preux chevaliers, accompagnés par de gentes dames coiffées d’un
hennin et chevauchant leur haquenée, qui portaient sur le poing ganté un
rapace, vraisemblablement un autour.
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Ethique

Aujourd’hui, le développement des armes, le nombre
croissant des agglomérations et l’étendue des terres cultivées rendent la
pratique de la chasse au vol de plus en plus difficile. Malgré toutes ces
difficultés, un petit groupe de passionnés s’efforce de maintenir vivant ce
noble art.
Les fauconniers sont avant tout des ornithologues,
l’art de la fauconnerie nécessite une parfaite connaissance et un total
respect des espèces et de leur milieu. C’est grâce à l’ANFA
(Association Nationale des Fauconniers et Autoursiers) que les rapaces ont
été déclaré espèces protégées en 1972.
La fauconnerie est régie par des textes très rigoureux
qui encadrent cette pratique. Les fauconniers dans le cadre de cette
législation entretiennent un mode de chasse respectueux de l’environnement
et des espèces, les rapaces sont des régulateurs ( des prédateurs), la
fauconnerie par son mode de chasse participe à l’équilibre des espèces en
utilisant ce rôle naturel du rapace. Le mode de vie de l’homme a modifié
considérablement l’écosystème, les grands prédateurs ont presque tous
disparus, le rôle de la chasse est de pallier cette absence.
Les fauconniers par leur connaissance et la maîtrise
de leur art participent à l’entretien de cet équilibre naturel.
Les fauconniers sont dans ce sens des chasseurs, ils
admirent et aiment ces prédateurs sauvages que sont les rapaces. Ils
s’emploient à faire partager cette admiration et ce respect aux chasseurs à
tir ainsi qu’à toute la population.
Les objectifs de l’ANFA se divisent en 3 axes
principaux :
- Faire connaître l’art de la chasse
au vol.
- Agir pour la protection des rapaces.
- Reproduction en captivité pour un
moindre prélèvement en milieu naturel pour les fauconniers, et pour la
repopulation du milieu naturel.
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Technique
 La fauconnerie est l’art de capturer, sans
arme, avec la seule aide d’un oiseau de chasse au vol, un gibier sauvage. La fauconnerie ou l’autourserie ne connaît que la
perfection ou l’échec, avec les conséquences dans le 2ème cas
désastreuses pour l’oiseau. Le dressage ou affaitage commence dès le plus jeune
âge du rapace. On l’habitue très tôt au contact des chiens, une harmonie et
une parfaite symbiose doit s’établir entre le fauconnier, le chien, et
l’oiseau, ce trio s’appelle un équipage de chasse au vol. Dès que les plumes du jeune autour ou faucon sont
parfaitement allongées et sèches, commence le long travail du gant. Des
heures de promenades dans la nature, faire connaître au rapace tous les
bruits insolites, découvrir de nouveaux environnements sont ses premières
ouvertures sur le monde. Vient ensuite le travail en longe : c’est le rappel
du rapace à la voie et au sifflet, les distances de réclame sur le gant se
faisant de plus en plus longues avec une petite récompense à chaque retour
sur le gant. Après 4 semaines de travail répétitif, de préférence à
la même heure, lorsque l’élève maîtrise bien sa technique, intervient la
phase de l’introduction de l’oiseau libre dans la nature, avec toujours une
petite inquiétude pour le fauconnier. La dernière phase consiste à lui lâcher du gibier
vivant, que le chien recherche pour servir le faucon, et lorsque l’oiseau
maîtrise bien sa technique, commence le travail final : capturer avec la
complicité du chien et du maître un gibier sauvage dans la nature.
Chaque oiseau, même né en élevage
possède un potentiel génétique et héréditaire de prédateur, c’est pour cette
raison qu’il n’y a pas de mauvais oiseau, seulement de mauvais fauconniers.
C’est pour cette raison que l’ ANFA est très exigeante sur la sélection de
ses nouveaux membres : la fauconnerie est un grand art au plus noble sens du
terme : « Rien sans pennes » est notre devise.
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