Confrérie de l'Arc en Main : Troupe d'animation historique autour du Grand Arc de guerre médiéval, de la fauconnerie et de la vie sociale des archers


Notre histoire

La Confrérie de l'Arc en Main présentent un concept de reconstitution historique:

"Le Camp des Artisans de la Guerre".

Par son ordonnance du 25 avril 1448, Charles VII crée la milice des Francs Archers. C’est dans la paroisse de Polignac que l’Albatros et Tibert le loup, écorcheurs et fils de brigands rencontrent Mange Plumes le facteur d’arcs. Voilà ensemble les Francs Archers de Polignac, de sacrés gaillards qui vont rejoindre les quelques 8 000 nouvelles recrues au service du Roi.

Ah! Au départ la vie est belle, pas de taille, pas de corvées, entretien des armes et faire le beau dans les tavernes en attendant les ordres à Polignac… Mais deux années de tranquillité ont été durement payées : 1450 la bataille de Formigny restera dans nos mémoires ! Il paraît que nous avons gagné contre l’Anglais, c’est possible si vous le dites, mais ça n’a pas été évident pour nous ! Combien de compères sont restés en terre… C’est vrai que pour obéir nous ne sommes pas forts, nos chefs l’ont compris et savent pourquoi nous n’avons nos flèches qu’au moment de la bataille. Nous avons acquis une réputation d’indisciplinés notoires !

C’est à la bataille de Castillon, en 1453 que la gousse, archer solitaire, nous a rejoint, ainsi qu’Aldino, un picoreur italien. Après la bataille de Nancy en 1476, contre Charles le Téméraire, la Rouquette a retrouvé sa sœur Béatrice venant de pays Souabe, un peu sorceresse, garçonnière mais pas bordelière, qui tentait de passer les lignes ennemies avec le défroqué frère Martin de Saxe pour revenir au pays, ce fut une soirée mémorable !

Peu de temps après, la même année, le Roi Louis XI nous a tous licencié ! soit disant nous étions de piètres batailleurs à côté des puissants et redoutables mercenaires suisses… Bien sûr, le Roi les a couvert d’or pour gagner  les guerres de Bourgogne ! A ce prix nous aurions pu être meilleurs !

Tant de batailles, de morts, de blessures, un retour vers Polignac nous semblait indispensable. C’est en rentrant au pays que dans une auberge nous avons sauvé d’une mort certaine un banquier lombard quelque peu véreux, qui menait des affaires tout à fait lacrimables :  un vrai racquedenare ; il nous a promis de nous faire la cuisine si nous le cachions parmi nous, de fait nous l’appelons gratte lardons ; c’est une bonne affaire pour sa cuisine et pour sa fille Clariane qui s’avéra une archère émérite !

Le camp des Artisans de la guerre naît donc de ce groupe de compères ayant une drôle d’histoire en commun. Mange Plumes reprend son métier de facteur d’arcs, Albatros ancien forgeron de marine prépare les pointes de flèches et dagues, la Piquette le tailleur de pierre taille les boulets, Tibert travaille le cuir avec la Gousse et dresse les oiseaux pour la chasse, Gratte Lardons cuisine pour le groupe avec frère Martin, Rouquette et Béatrice jouent de charmement et dansent avec les fendus de gueule, Gratte porte et Clariane fabriquent les flèches, tout ceci rapporte autant  de monnaie que les mercenaires suisses en prennent à notre Roi, avec beaucoup moins de soucis que pendant toutes ces guerres !!

  Autour des tentes médiévales, des feux de camp où sent bon la cuisine, nous présentons les échoppes des Artisans de la Guerre, au contact direct du public, près duquel nous fabriquons notre matériel: les arcs de guerre du Moyen-Age, les cordes d'arc, les flèches, l'atelier cuir où se fabriquent carquois et ceintures, et la forge où notre forgeron fabrique les pointes de flèches, les dagues qui servent à la guerre, la taille de la pierre pour les boulets des canons, et autres accessoires.

                                                                                                                                           

Mise à jour le 5 septembre 2007